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Les bouleversements de l’édition 1) La financiarisation entraîne l'alliance du contrôle de gestion et du marketing qui prennent le pouvoir au détriment de l’éditorial. Se creuse ainsi un fossé entre le fonctionnement des grands groupes et celui des petites maisons d'édition. |
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2) Au sein de l’édition (10 000 personnes, environ 14 000 en comptant la distribution), la précarisation se traduit d’abord par une réduction des effectifs (-25% 10 ans alors même que la production explosait) et une dégradation des conditions de travail. Elle se traduit aussi par une externalisation croissante des tâches, multipliant les freelances et autres statuts précaires (l’autoentreprise ayant participé de ce mouvement).Il arrive même que ces travailleurs soient rémunérés en droits d'auteur et que leurs tarifs subissent une forte pression. 3) On voit par ailleurs émerger de nouvelles fonctions liées au numérique. Elle concerne la dématérialisation des flux, l’e-commerce, l'édition électronique, la numérisation de l'existant, l'archivage et le livre numérique lui-même : la « xmlisation » des contenus entraîne déjà une baisse des relectures et du travail de correction (pour les livre de poche notamment). |
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Pierre Chiesa s’arrête quant à lui sur deux points particuliers :
1) Nous faisant part de son expérience de conseiller prudhommal, il estime que les dérives de l'encadrement du secteur de l'édition sont les mêmes que dans d'autres secteurs. Le licenciement est par exemple aujourd’hui utilisé comme un outil de gestion du personnel, profitant de la lenteur des procédures de prudhomme et provisionnant les pertes dans l'intervalle. 2) Il stigmatise aussi les travers de gestion économique d'un secteur qui fonctionne en profitant largement du système en place. Si largement que, dans certains domaines tels que l'édition scolaire, les marges réalisées ne sont pas toujours communiquées. Sans doute parce que cela risquerait de provoquer des mesures de rétorsion de la part des pouvoirs publics, l'édition profitant d'une rente de situation. Les grands chantiers au niveau national
Aujourd’hui, six grands chantiers au niveau national animent les débats entre les syndicats de salariés et le SNE : |
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Le syndicalisme dans l’édition La syndicalisation de l'édition est très ancrée du côté de la distribution, là où les conditions de travail sont les plus dures et les plus éprouvantes. La CFDT compte 600 adhérents pour l'édition (au-dessus de la moyenne nationale si on rapport ce chiffre au nombre de salariés). Ses statuts se sont ouverts il y a quelques années aux non-salariés. Le secteur étant très cloisonné, les salariés ressentent un besoin de se syndiquer pour échanger, pour être armé et avoir accès à l'information. |
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| Des rapprochements s’entrevoient avec les syndicats et associations d’auteurs, SNAC (Syndicat national des auteurs et des compositeurs), SGDL (Société des gens de lettres), ATLF (Association des traducteurs littéraires de France), la Charte des auteurs et des illustrateurs jeunesse, etc. Les contacts sont de plus en plus nombreux et fréquents et les discussions tendent à s’élargir, plus centrées sur les seuls auteurs ou les seuls salariés de l’édition mais affichant des préoccupations qui concernent le secteur dans son ensemble. | ||




